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Technikart, Hors série spécial Fiac, le Guide du collectionneur, octobre 2009 Radio Nova, dans le cadre des Audi Talents Award, octobre 2009 20 minutes, les acquisitions du CNAP, octobre 2009 Radio FMR, Printemps de Septembre, Toulouse, septembre 2009 Jeu de Paume, Hors les murs, septembre 2009 Point de Fuite, Elodie Stroecken, septembre 2009 Let's talk about painting, Clément Dirié, mai 2009 Paris-art, mai 2009 Diaphora, 4 novembre 2008 Paris-art, octobre 2008 Entretien avec Amélie Pironneau, historienne et critique d'art, mai 2008 Radio Libertaire, Entretien, émission Muzar, avril 2008 Le Figaro, avril 2007
Entretien avec Amélie Pironneau. Critique et historienne de l'art. Auteur de "La Peinture en France, 1968-2000. Les années de crise" (Archibooks)
Je suis intéressée par un processus d’ultra composition : récréer bribes par bribes un semblant de lieu, un endroit faussement probable. Certaines de mes compositions recréent ainsi des résidus d’éléments familiers tels que l’axe d’une chaise ou la découpe d’un rideau. Cependant, une autre partie de mes compositions reprend plus clairement des pans entiers d’intérieur : mais le décor est mis à plat, écrasé, pour lui ôter toute possibilité d’accueil… Je ne veux pas que le spectateur puisse se figurer dans mes espaces peints. L’être humain y est banni, seul demeure son absence.
La réserve blanche permet de rappeler une donnée essentielle : ce ne sont que des peintures, et c’est là leur seule réalité. La toile blanche revient ainsi nous rappeler que ce n’est qu’un objet que nous regardons : une toile recouverte de traces de peintures organisées. C’est cette ambiguïté que je trouve troublante : la redisposition d’un espace qui s’apparente à un lieu possible mais qui n’est finalement qu’un simulacre fait de peinture… Cela dit, ce n’est pas non plus une procédure systématique : je trouve également intéressant de boucher la toile, sans porte de sortie et donc sans aucune réserve blanche. Coincer le voyeur dans un huis clos.
C’est effectivement l’un des enjeux majeurs de ma peinture : recréer des matières qui s’apparentent à celle du quotidien mais qui ne sont que des mensonges picturaux… C’est la peinture qui domine, et le faux monde auquel elle donne une légitimité. Est-ce un lustre que l’on regarde ou juste une matière picturale dégoulinante ? Des planches de bois ou des traces de pinceaux ? Ce sont tous ces doutes qui font le jeu de la peinture.
Mai 2008, Paris
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dessins sur papier, fusain sur canson
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